
Phonet présente une démarche photographique intimement liée à un parcours de vie.
Photographier vient du grec ancien : phôtós, « lumière », et gráphô, « écrire ». Photographier, c’est donc, littéralement, écrire avec la lumière.
C’est cette forme d’écriture que j’ai choisie pour raconter, à ma manière, quelques fragments de mon histoire.
Je ne photographie pas simplement ce qui se trouve devant moi. Mes sujets sont souvent liés à ce que j’ai vécu, aux lieux qui m’ont construit, aux métiers que j’ai exercés, aux choses qui ont éveillé ma curiosité ou ma sensibilité.
Chaque série est ainsi une rencontre entre un sujet et un morceau de mon parcours.
Le Perche vendômois, par exemple, est ma région natale. J’y ai vécu les deux premières décennies de ma vie, dans un environnement profondément marqué par le monde paysan. Les champs, les chemins et les trognes faisaient alors naturellement partie de mon paysage quotidien.
Des années plus tard, retourner parcourir cette campagne avec un appareil photo a été une manière de retrouver quelque chose de ces paysages familiers. Je me suis mis à chercher ces arbres que je connaissais autrefois sans vraiment les regarder. Les photographier aujourd’hui, c’est aussi porter sur eux un regard différent, celui du temps qui a passé.
Mon parcours professionnel a lui aussi laissé son empreinte sur ma façon de voir.
Les quelques années passées dans la peinture en bâtiment, comme coloriste, ont profondément développé ma sensibilité à la couleur. Depuis, elle occupe une place particulière dans mon regard. Une teinte, une association de couleurs, une lumière sur une surface peuvent devenir, à elles seules, une raison de photographier.
Ainsi, mes photographies sont peut-être avant tout une façon de regarder autrement ce qui m’entoure.
Elles constituent un journal personnel, mais un journal sans mots, où la lumière, les formes, les couleurs et les lieux prennent la parole.
Entrer dans les images
J’ai souhaité que Phonet permette de regarder les photographies dans des conditions proches de celles d’une exposition.
À la fin de chaque article, une galerie de miniatures permet de découvrir l’ensemble de la série. En cliquant sur une photographie, celle-ci s’affiche en plein écran sur un fond entièrement noir.
Je vous invite à prendre le temps de regarder les images ainsi présentées. Dans cet espace dépouillé, la photographie peut occuper toute sa place, sans autre distraction.
Une fois en plein écran, les flèches du clavier permettent de parcourir les différentes images de l’article.
D’autres séries sont actuellement en cours de préparation. Elles viendront progressivement rejoindre ce journal photographique.
Je vous invite à entrer dans cet univers, à regarder les images, et peut-être à y trouver votre propre manière de les ressentir.
